Festival « Les Transes Cévenoles » – 23 juillet 2016 – Sumène (30)

Festival « Les Transes Cévenoles » – 23 juillet 2016 – Sumène (30)

23 juillet 2016 :

Alejandra Ribera

La Piéta

Betty Bonifassi

Smokey Joe and the Kid

 

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Née à Toronto d’un père argentin et d’une mère écossaise, Alejandra Ribera n’a jamais cessé de voyager. Dans la vie comme dans sa musique, elle parcourt le monde et les continents à la poursuite de récits à raconter et d’aventures à vivre.

Ses textes, écrits sur la route, s’inspirent des épreuves vécues, des histoires passées et des sentiments ressentis. Entre pop et musiques latines, elle nous embarque sur un tapis volant tissé aux fils fins entre piano, cordes pincées, cuivres et percussions effleurés. Sa voix rêveuse et ses chansons vaporeuses inspirent une lumière douce, un nuage d’altitude, un horizon dégagé.
On est touché par tant de sincérité.

Lauréat Dispositif de repérage des Transes Cévenoles 2016

Entre tragédie antique, pop américaine et littérature transgressive, La Piéta créé la surprise avec son projet hybride mêlant musique, vidéo, textes, photo. La rage au ventre, le groupe écrit ses titres comme des histoires à deux tons : noir et blanc, espoir et désespérance, sacralité et impiété. Anonyme, La Piéta ne dit pas qui elle est, elle se présente comme la mère douloureuse, la sainte, la folle, la trainée, la fière, la brisée, la toxique, la réparée… Pas d’album en prévision, pour ce projet complètement original, mais plutôt des chapitres d’un roman à découvrir au fur et à mesure sur scène ou via une communauté en ligne. Bref, La Piéta ne fait rien comme les autres et on aime ça.

Betty Bonifassi, on la connaît sans vraiment la connaître : dans la B.O. des Triplettes de Belleville, sur les tubes électro de DJ Champion… Ici, on la découvre dans un projet solo puissant et passionné, hommage aux esclaves afro-américains et à leur dignité. Artistiquement, Lomax mêle justement sonorités actuelles (électro, rock, funk) et rythmes africains, adossés à un blues profond où la puissante voix de contralto de Betty Bonifassi prend toute son ampleur.
Pour réaliser cet album, Betty Bonifassi est allée fouiller dans les archives de l’ethnomusicologue Alan Lomax, qui a glané et répertorié pendant plus de 50 ans des chants d’esclaves des années 1920 du Sud des Etats-Unis.

Sur scène, Betty Bonifassi restitue magnifiquement ce paradoxe, accompagnée de musiciens talentueux, à l’énergie brute, qui osent s’aventurer sur les chemins du groove tout en finesse : puissant et bouleversant, troublant aussi, ce spectacle, à l’image de l’album Lomax, est un pansement sur la plaie encore ouverte de la traite négrière.

Plongée extrême dans l’univers des années 30, la musique des Smokey Joe & The Kid est un savant mélange de swing, d’électro et de hip-hop. Sur scène, les deux beatmakers bordelais distillent remixes et compos, mêlant des samples dénichés dans les classiques de la musique américaine de l’époque et à des mélodies interprétées à la MPC. Fermez les yeux, vous êtes à Chicago, la fin de la prohibition est proche. Ouvrez-les, vous assistez à un live détonant à l’esthétique gangster. Découvert par la jeune génération des Elvis Platinés, Smokey Joe & The Kid débarque au grand complet en Cévennes, avec cuivres et MC dans les bagages pour un show très groove.