« l’Autre Festival 2017″- Capdenac Gare (12)

« l’Autre Festival 2017″- Capdenac Gare (12)

 Derrière le Hublot – Parc Capèle -  4 juin  2017

 

- Cie AlixM : BRAME ou Tu me vois crier, Papa ?

- Jérôme Noetinger et invités

- Cie Jeanne Simone : Nous sommes

- Noémi Boutin, Fantazio et Benjamin Colin : Dansez sur nos vieux os

- Cie Les Arts Oseurs : Les Tondues

- Cie Rara Woulib : Bizangos

- Cannibale

 

Bizangos nous entraîne dans une étrange traversée nocturne pour une procession avec le peuple des ombres.
Opéra de ruines, opéra des champs, ce théâtre musical prolonge la recherche de Rara Woulib autour des musiques de transe, de fêtes, des chants sacrés et des rituels syncrétiques.
C’est une plongée dans la nuit, onirique et secrète. L’univers mystérieux y côtoie le grotesque et les rites de carnaval. C’est une réflexion sur la foule, sa puissance, son mouvement qui questionne les procédés d’embrigadement, de soumission à l’autorité et l’art de la manipulation.

Bizangos est une œuvre au crépuscule de l’humanité, un ovni à la fois beau et terrifiant. Un spectacle dont on ne sort pas forcément indemne. Habiter la nuit dans une liesse collective, désorienter le spectateur, le rendre fragile, sensible, à l’écoute jusqu’au lâcher prise, entre rêve et réalité, sont au cœur de la démarche du collectif pluridisciplinaire Rara Woulib. Musique entêtante et danse enfiévrée (le collectif marseillais doit son nom au rara, une forme musicale haïtienne jouée lors de défilés de rue), parfum enivrant, perspectives déformées des ombres de la nuit, Bizangos est une expérience à vivre absolument.

Les cinq membres de Cannibale pratiquent « une sorte de garage réunionnais » où la moiteur tropicale du groove des îles lorgne sur le rock’n roll psyché de cambrousse. Etonnant mélange entre cumbia, rythmes africains et rock garage ; entre Fela Kuti, les Doors et The Seeds. Alternant les titres lumineux, les montées bourrées d’orgue psychédélique et les tubes instantanés, les concerts de Cannibale sont canailles, joyeux et rétros en diable ! On n’a pas affaire à des perdreaux de l’année

Pour terminer son année avec nous, Noémi Boutin a choisi d’inviter le surprenant duo composé de Fantazio et Benjamin Colin. Fantazio sillonne les pays, chevauchant sa contrebasse comme un Don Quijote passant d’un rockabilly écorché à une cantilène sicilienne. Il sème sur sa route un désordre joyeux dont on se souvient longtemps.
Dans ses aventures, il est souvent accompagné de Benjamin Colin, Sancho Pança « persécutionniste » et poète que l’on découvre rapidement plus fou que le Chevalier lui-même. Issus d’univers hétéroclites, ces trois artistes ont développé les uns envers les autres attirance, curiosité, admiration et l’envie pugnace de partager leurs histoires. Ils créeront dans les entrepôts de l’entreprise Capraro et Cie une déambulation / performance à la croisée des musiques classiques, contemporaines et improvisées…

 

provisateur et compositeur de musique électroacoustique, artiste incontournable des scènes underground. Il jouera ici d’un magnétophone à bande RevoxB77 et de quelques objets. Ce virtuose de la bande magnétique est aussi un amateur de vins naturels. Avec lui (et la complicité de Christophe Auger, puis celle de Marc Pichelin le dimanche), la tentative sera de faire se rencontrer vins naturels et musique expérimentale. Jérôme Noetinger tisse des parallèles avec ces vins vivants qui questionnent le goût, une pratique et un rapport au travail et au monde.
Jérôme Noetinger et Christophe Auger (Cellule d’Intervention Metamkine) sont également membres de l’association OVNIVINS qui assure la promotion des vins naturels autour de Grenoble. Nous découvrirons à cette occasion une sélection de vins d’Ardèche.

« Mon grand père chassait sans son chien et mon père est toujours à la recherche de ses demi-frères et demi-soeurs ».

Alix Montheil – auteur, metteur en scène et comédien – pratique avec sa bande un théâtre de l’urgence, sans concession. Un théâtre qui ne craint pas l’épuisement, la provocation et l’humour sombre et cocasse des situationnistes. Mais aussi un théâtre plus complexe qu’il n’y paraît. Derrière l’exubérance, le mauvais goût et les scènes dérangeantes, il faut savoir aller chercher les images plus sourdes, les failles et sens cachés. Ses créations n’épargnent pas les spectateurs et toujours questionnent l’absurdité du monde, l’impuissance de l’humain et le rapport à notre propre sauvagerie.
Avec BRAME, nous partons en chasse, à la recherche de soi, à l’affût de symboles, d’images, d’horizons ratés… Nous prenons le risque de courir après nous-mêmes et d’en rire, de s’en amuser franchement. Alors courons et ne nous perdons plus jamais !
« Il faut regarder le monde comme le fait un enfant, avec de grands yeux stupéfaits : il est si beau. » Arthur Cravan